Linda Lê, On Writing and Not Writing

Leslie Barnes

Abstract


Linda Lê has noted that writing shapes her identity more than any origins or affiliations, a knowledge which she claims allows her to occupy with ease the illegitimate spaces between homeland and adopted country, between belonging and unbelonging. But Lê’s work regularly stages the encounter between writing and not writing – juxtaposing the writer and the blank page, inspiration and silence – and figures the act of writing as a symbiotic relationship between a parasite and its host. This paper will examine these themes in two of Lê’s novels: Un si tendre vampire (1987) and Conte de l’amour bifrons (2005). Focusing on the figure of l’oiseau de mauvais augure and drawing on the dialogues between Lê and the silenced writers to whom she looks for inspiration in her nonfiction essays, I will present the inability to write not as the opposite of literary inspiration, but as it's double. The double is an equally recurrent image in Lê’s writing, often represented by the figure of Janus, or the God of beginnings and endings. I will suggest that the bird of ill omen is another Janus figure, the (imagined) presence who embodies both inspiration and its loss, and who is the necessary double within each writer.

Linda Lê prétend qu’écrire lui est plus cher que les origines or l’appartenance à une telle communauté, une attitude qui, selon elle, lui permet d’occuper aisément les espaces illégitimes entre le pays natal et le pays adopté, entre appartenir et non-appartenir. Mais dans ses écrits, elle met régulièrement en scène la rencontre entre écrire et ne pas écrire – juxtaposant l’écrivain et la page blanche, l’inspiration et le silence – et elle représente l’acte d’écrire comme un rapport symbiotique entre un parasite et son hôte. Dans cet article nous examinons ces thèmes dans deux romans de Lê : Un si tendre vampire (Table Ronde, 1987) et Conte de l’amour bifrons (Christian Bourgois, 2005). En nous penchant sur le personnage de l’oiseau de mauvais augureet en faisant appel aux dialogues dans ses essais de non-fiction entre l’auteur et les écrivains réduits au silence qui l’inspirent, nous suggérons que ne pas écrire n’est pas l’opposé d’écrire, mais son double. Le double est également omniprésent dans l’œuvre de Lê, souvent représenté par Janus Bifrons, le dieu des commencements et des fins. Dans son exploration métatextuelle du travail de l’écrivain, Lê dramatise la possibilité de ne pas écrire, paradoxalement garantissant l’acte d’écrire.

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DOI: https://doi.org/10.5130/portal.v15i1-2.5722

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